Le département de la langue et civilisation arabe de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia en partenariat avec l’association guinéenne pour la promotion de la finance islamique, la banque islamique de Guinée et leurs partenaires ont organisé ce mercredi 20 novembre, dans l’enceinte de ladite université, une conférence publique sur le thème « La finance Islamique, l’outil d’une émergence économique ».

Les experts, partenaires, enseignants-chercheurs, professionnels de l’économie et étudiants ont débattu sur cette problématique qui est jusqu’à présent méconnu dans notre pays.

Ibrahim Mansaré, doctorant et l’initiateur, parle de l’objectif de cette conférence.

« Nous avons essayé de faire cette conférence, de sensibiliser tant les académies, les universités ainsi que l’autorité de l’État pour leur dire qu’aujourd’hui, nous perdons assez d’opportunités potentielles économiques qui pouvaient être en faveur des couches les plus vulnérables de ce pays. Il s’agit notamment des microfinances islamiques, les assurances islamiques, les produits et services », dira-t-il.

À la question de savoir la différence entre la finance islamique et la finance religieuse, Pr Koutoubou Moustapha Sano, expert en la matière répond : « La finance islamique est ouverte, elle repose sur la justice, le partage, l’équité et la prospérité et se caractérise par la prohibition de l’intérêt, de l’injustice, de l’incertitude et la promotion de la responsabilité sociale. Elle n’est pas faite pour le musulman seul, elle est ouverte pour le moment entier. Elle n’est pas surtout en concurrence avec la finance classique. Elle se veut proche du peuple.»

Quant aux étudiants, ils se sont dits satisfaits de cette conférence. Car pour eux, les organisateurs viennent d’ajouter un plus à leur formation.

Abdoulaye Ben Kaba