Apparemment, les guinéens n’arrivent pas encore à oublier l’humiliation subie par leur équipe nationale, aux huitièmes de finale de la CAN 2019, face à l’Algérie.

Pour Sékou Koundouno coordinateur de la cellule Ballaie citoyen et un des responsables du FNDC, il y avait un problème de motivation et de cohésion au sein du Syli National.

« Comme vous le savez, cette équipe a bénéficié à la fois du soutien moral du croyant peuple de Guinée mais aussi tout l’accompagnement en terme technique, matériel et financier du gouvernement qui n’a ménagé aucun effort pour mettre cette équipe dans toutes les conditions nécessaires pour mieux aborder cette compétition. Mais comme vous pouvez le constater, les matches de poules et les huitièmes de finale on a vu une équipe qui manquait de motivation et de cohésion », a-t-il déploré.

Poursuivant, Sékou Koundouno s’est également prononcé sur les révélations de détournement et de surfacturation faite par nos confrères de Guinéenews qui parlent de 62 milliards de nos francs. Le coordinateur de la CBC demande tout simplement à l’État de prendre ses responsabilités.

« C’est avec un cœur serré et beaucoup d’indignation, que nous avons appris les révélations de Guinéenews. On parle de surfacturation, de marchés gré à gré, des choses contraires aux procédures orthodoxes en terme de passation des marchés publics. Nous constatons des manquements d’ordre administratif et c’est pourquoi nous demandons à l’État de prendre ses responsabilités à travers le vérificateur général pour mener un audit indépendant afin de situer les citoyens », dira-t-il.

Pour terminer, M. Koundouno estime que la solution à tous ces problèmes n’est pas forcément liée à la démission du président de la fédération ou de l’entraîneur. Selon lui, c’est tout le système qui est malade.

« C’est le pays qui est totalement malade et c’est ce qui continue dans la gestion de notre football, un laisser aller qui ne dit pas son nom. Je pense qu’il faut revoir le système de gouvernance global du pays afin d’endiguer les maux dont nous souffrons et faire face aux enjeux et défis auxquels nous sommes confrontés. Vouloir faire démissionner le président de la fédération ou l’entraîneur n’est pas la solution et le problème n’est pas là car nous avons plusieurs fois changé d’entraîneur. Nous avons un problème de système et de politique global de gouvernance de toutes les entités et institutions de notre pays », conclut-il.

Konaté