La Guinée regorge de nombreux pas de danse qui viennent pratiquement des quatre régions naturelles que compte le pays. Notamment, le Yankadi en basse guinée, le Toumbou-sèssè en moyenne guinée, le Doun-doumbâ en haute guinée et le Tiabala en région forestière qui, malheureusement ne sont pas mises en valeur. Peu sont de la nouvelle génération natifs de la région forestière qui savent danser au rythme de cette danse traditionnelle. La plupart des jeunes forestiers (filles, garçons) par ignorance, prennent ce rythme de danse comme un pas de danse révolu qui ne mérite plus la peine. Cependant, ils oublient que cette danse traditionnelle leur détermine l’identité partout où ils se réclament forestiers.

En effet, la région forestière est un réservoir de potentiels artistiques. Après les rythmes de danse kpaïkpon, Toulou, Kono, Yèkpè-toulou, voici le TIABALA. Un rythme de danse forestière qui fait parler de lui par ses principes.

Pour danser le Tiabala, on joint juste les mains l’une sur l’autre et cela en pas de cadence (signifiant le respect et la soumission de la femme forestière au foyer). Le port d’un ou deux pagnes est exigé chez les femmes pour éviter les mouvements de fesses.

Aujourd’hui, la valorisation de cette danse doit-être le cheval de bataille des autorités en charge de la culture au niveau de la région.

Stéphane François Haha