Dans son adresse du mercredi 04 septembre à la nation, le président Alpha Condé a instruit le premier d’initier des consultations avec les forces vives du pays autour du référendum constitutionnel. Une initiative saluée par Dansa Kourouma, président du Conseil Nationale des Organisations de la Société Civile de Guinée (CROSCG). Selon lui, « le dialogue est une exigence de la démocratie.« 

« Quelle que soit la matière sur laquelle on doit se prononcer, le dialogue est nécessaire. Dans le discours du président de la République, je n’ai pas entendu de modification de la constitution, je n’ai pas entendu nouvelle constitution, mais plutôt débat sur la constitution. (…) En démocratie, c’est permis de discuter sur la constitution. Mais la constitution elle-même prévoit les conditions de sa modification, il faut qu’on soit bien clair », a expliqué Dr Dansa chez nos confrères de radio Espace.

Et d’asséner : « Il n’y a pas d’illégalité dans ce que le président a dit et il est très important de suivre le discours aux mots. Pour le moment, on est dans un débat qui n’est pas structuré, on va dans tous les sens et chacun dit pour lui. Le jour qu’on sera autour d’un cadre où les argumentaires qui sont cachés sont dévoilés, en ce moment les acteurs auront la latitude de prendre des dispositions par rapport à ça.« 

À en croire au président du CROSCG, son organisation ne dérogera jamais aux principes de débat pluriel et de dialogue. Et sur la position du CNOSCG par rapport au changement constitutionnel, Dansa Kourouma précise : « Nous avons 5 100 associations qui composent le CNOSCG, les consultations ont démarré, on a fini les étapes préfectorales et nous entamerons dans deux (2) semaines l’étape régionale. Après ces consultations, en tant qu’institution responsable, notre position sera connue.« 

Konaté