À travers un décret lu lundi soir à la télévision nationale, le président de la République, Alpha Condé a convoqué le corps électoral pour les élections législatives le 16 février prochain. Un décret qui suscite déjà des réactions au sein de la classe politique, mais également chez des juristes qui pensent que cet acte du chef de l’État viole la loi en la matière.

Bah Oury, président de l’UDD, ne trouve pas quant à lui d’anomalies à cette procédure.

« Il est tout à fait normal de penser qu’à la rentrée d’avril 2020 que la Guinée se dote d’une nouvelle Assemblée nationale, après un an de retard par rapport au calendrier légal. Ce qui est le plus important, est-ce que la CENI a fait correctement les recommandations pertinentes des auditeurs de l’OIF ? C’est à ce niveau qu’on peut s’interroger et s’assurer que le travail d’assainissement du fichier électoral et des autres dispositions pour que les élections puissent être correctes », dit-il

Si ces inquiétudes sont corrigées, Bah Oury se dit prêt à aller à ces élections.

« Si le travail a été bien fait, il n’y a pas de raison de ne pas accepter que les élections se tiennent à cette date », a-t-il martelé.

Abdoulaye Ben Kaba