Le président de l’UFDG et candidat malheureux de la présidentielle du 18 octobre (selon les résultats de la Cour Constitutionnelle) était l’invité Afrique de RFI ce dimanche 15 novembre 2020.

Cellou Dalein Diallo déplore la « répression sauvage » de ses militants et les pertes en vie humaine.

« J’ai été séquestré dans ma maison, mes bureaux et mon siège sont toujours occupés par l’armée. Une répression sauvage s’est abattue sur mes partisans faisant 48 morts, beaucoup de blessés par balles, au moins 200, 350 arrestations. Il (Alpha Condé NDLR) n’arrive pas à digérer la défaite qu’on lui a infligée dans les urnes », a-t-il déclaré.

A la télévision national, le président Condé a tendu vendredi, la main aux acteurs politiques et s’est dit ouvert au dialogue. Mais pour Cellou Dalein, cette main tendue n’est pas sincère.

« C’est un bras armé qu’il a sorti. Ce n’est pas une main tendue, c’est une main assassine qu’il a sortie », dit-il.

A la question de savoir s’il y a des conditions où bases pour sa participation éventuelle au dialogue, l’ancien premier ministre se veut clair : « Si c’est pour définir les modalités, le respect de la vérité des urnes, de la reconnaissance de ma victoire… Alors, pourquoi pas ? »

Président de l’UFDG rassure qu’il usera de tous les moyens légaux pour « imposer la vérité des urnes » et pour « obtenir la reconnaissance de notre victoire ».

Konaté