Alors que la campagne pour la présidentielle du 18 octobre se poursuit en Guinée, les discours des acteurs se radicalisent. Après le président sortant et candidat à sa succession, Alpha Condé, qui a indiqué récemment à ses militants de Siguiri que cette élection ressemble à une guerre, c’est au tour de son principal opposant, Cellou Dalein Diallo d’emboîter le pas.

Rentré au pays vendredi après un séjour à l’étranger, le président de l’UFDG était face à ses militants ce samedi 26 septembre au siège national du parti. Dans un ton ferme, il a tenté de répondre aux différentes sorties du président Condé.

« C’est parce que nous sommes attachés à la paix que nous avions accepté ce hold up d’une autre nature en 2010. Le refus par l’UFDG d’accepter le verdict prononcé par la cour suprême reviendrait à s’engager dans la rue, des milliers de Guinéens auraient perdu la vie. Nous l’avons fait cadeau de son premier et second mandat. Maintenant, il faut qu’on soit d’accord sur une chose, nous voulons être à Sékhoutoureyah », a-t-il déclaré sous les applaudissements des militants et sympathisants massivement mobilisés.

Poursuivant, il ajoute : « Parlant de ces élections, Alpha Condé parle déjà de guerre, il faut qu’on s’y prépare. S’il veut voler notre victoire, nous nous battrons pour gagner et lorsque nous gagnerons et qu’il essaye de voler, s’il veut la guerre, il l’aura.»

Comme on peut donc le constater donc, tous les ingrédients sont réunies pour que la Guinée bascule dans des violences électorales.

Abdoulaye Kaba