De retour de Dakar (Sénégal) où il a pris part à une manifestation contre le troisième, Bah Oury, président de l’UDD, s’est indigné des nouvelles violences enregistrées lundi à Conakry.

En effet, au cours d’une marche funèbre organisée par le FNDC lors de l’enterrement des victimes des manifestations des 14, 15 et 16 octobre dernier, des échauffourées ont éclaté à Bambeto entre forces de l’ordre et des éléments de la marche funèbre. Selon le bilan de la police, deux personnes ont trouvé la mort et des cas de blessés ont été enregistrés.

Bah Oury qui se dit stupéfait de ce qu’il a vu, n’a pas manqué de se poser des questions.

 » Deux (2) morts encore et plusieurs blessés par balles pourquoi… ? Pourquoi cette violence aveugle contre une marche funéraire… ? S’est-il interrogé.

Et d’ajouter : « C’est une grave provocation ! La responsabilité des autorités guinéennes est mise flagrament en cause. Les marches des 24 et 31 octobre ont rassemblé des milliers de personnes sans aucun dommage. Pourquoi dès qu’il s’agit d’une manifestation dans Ratoma nous constatons un déferlement de violences… ?

Pour l’ancien vice-président de l’UFDG, l’Etat en toutes circonstances doit « assumer ses rôles régaliens :
assurer la sécurité de tous et les protéger en dépit des divergences d’opinions. C’est cela la République ! Les autorités guinéennes ont une nouvelle fois failli ! Qu’elles se ressaisissent pour sauver le pays du chaos. »

Konaté