Le président guinéen s’est octroyé un troisième mandat en dépit de la limitation des mandats qui existait au niveau de la Constitution du 7 mai 2010. C’est un risque majeur de déstabilisation de la Guinée, parce que les mandats qui se succèdent comme ça, amènent au fur et à mesure des tensions politiques qui ne sont plus résorbées par le jeu politique traditionnel.

Ces tensions amènent des forces à tenter d’autres moyens pour la dévolution du pouvoir, soit par des luttes armées, soit des coups d’Etat ou révoltes populaires. C’est un risque que le président Alpha Condé a pris et à lui d’assumer ses responsabilités vis-à-vis de l’avenir de la Guinée.

La situation de notre pays est mauvaise. Avant que ça ne dérape, vaut mieux aller dans le sens de la politique de l’apaisement et de la décrispation. Mais jusqu’à présent, le président Alpha Condé semble sourd à l’appel de la raison et à la nécessité de mettre en avant l’intérêt national .

Bah Oury