Le secrétaire général de la confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) vient de réagir suite à l’augmentation du prix du carburant à la pompe. En effet, selon le gouvernement, à compter de ce jeudi 1er août, le litre sera vendu à 10 000 GNF au lieu de 9 500 GNF.

Contacté par notre rédaction, Amadou Diallo, Secrétaire général de la CNTG salue cette décision du gouvernement.

« Ma réaction est positive et je félicite le gouvernement. Je souhaite qu’il augmente un peu plus…Il peut même aller au-delà parce qu’il (gouvernement)ne respecte pas les accords signés. Mais si on n’a pas le soutien des travailleurs et de la population qu’est ce que vous voulez qu’on dise ? », a-t-il réagi.

Et d’ajouter : « En principe, quand on doit augmenter ou baisser le prix, le gouvernement doit consulter les partenaires sociaux, les employeurs et le syndicat. Mais le gouvernement ne respecte jamais ses engagements. C’est la loi du plus fort. Quand nous nous lévons pour défendre, la population ne suit pas. Surtout que cette augmentation ne concerne pas que les travailleurs, mais toute la population guinéenne. »

Pour Amadou Diallo, la population est toujours restée indifférente des mots d’ordre lancés par les syndicats. Il ajoute que la CNTG ne réagira pas par rapport à cette augmentation.

« En 2018, le prix a été augmenté, la population est restée inactive. On était sorti et les forces de sécurité nous ont gazé au niveau du marché Niger, personne ne nous a soutenu. J’avais reçu un coup de matraque à la nuque, de justesse je n’ai pas perdu la vie. Vous voulez que le syndicat fasse quoi. On ne peut rien parce qu’on n’est pas écouté et soutenu. Du côté de la CNTG, on ne réagira pas du tout », a-t-il a insisté.

Et de conclure : « Lorsque les travailleurs devaient nous soutenir, ils ne l’avaient pas fait, ce n’est pas maintenant qu’ils vont nous pousser. Ce n’est pas possible. »

Abdoulaye Ben Kaba