Le président Alpha Condé fait actuellement face à une large contestation née de la volonté qu’on lui prête à faire adopter une nouvelle Constitution qui pourrait lui ouvrir la voie à un troisième mandat.

Dans un entretien accordé récemment à nos confrères du journal « Le Monde », le locataire de Sékhoutouréya s’est exprimé sur cette actualité brûlante dans son pays. Le président Condé dit en effet ne pas être inquiet par tout ce qui se passe. Selon lui, il y a une tentative de déstabilisation un pouvoir démocratiquement élu.

En ce qui concerne le débat sur la constitution, Alpha Condé précise : « Depuis un bon moment, beaucoup de gens disent que la Constitution n’est pas bonne. Quand il y a un débat dans le pays, il y a toujours du pour et du contre. J’ai donc demandé au Premier ministre d’organiser des consultations pour connaître les points de vue. Des gens manifestent contre, mais il y a aussi beaucoup de monde dans les préfectures qui la veulent. (…) Nous sommes très portés sur notre indépendance et notre souveraineté depuis 1958. La démocratie, c’est la voix du peuple. Si une partie veut et une autre ne veut pas, on ira au référendum. »

À l’en croire, la question sur sa représentation ou non pour un autre mandant ne peut pas se pose maintenant.

« La question ne se pose pas pour le moment tant que je n’ai pas fini mon mandat. D’ailleurs, il n’a jamais été question de mandat – c’est l’opposition qui en a parlé – mais d’une nouvelle Constitution. Dans ce cas, les partis décideront qui sera leur candidat. Une minorité ne peut pas imposer sa volonté au reste du pays », a-t-il fait savoir.

Il faut rappeler qu’après la grandiose mobilisation du FNDC le 24 octobre dernier, le parti au pouvoir (RPG arc-en-ciel Ndlr) compte lui aussi mobiliser le jeudi 31 octobre pour accueillir le président de la République en séjour à l’étranger.

Konaté