Le président guinéen était vendredi 30 octobre 2020 dans certaines garnisons militaires de la capitale. Du camp Alpha Yaya Diallo en passant par la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) jusqu’à l’état-major de la gendarmerie nationale, Alpha Condé a encouragé les hommes en uniforme pour leurs efforts notamment dans le cadre du maintien d’ordre.

« On a raconté beaucoup d’histoire sur nos forces de sécurité. Nous avions toujours dit que beaucoup de personnes tuées pendant les manifestations ne sont pas du fait de nos forces de sécurité. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de cas. Les militaires que j’ai visité ont tous reçu des chevrotines. Je ne crois pas que l’armée utilise des chevrotines. Mais, la vérité finira toujours par éclaté. Nous avons arrêté des gens qui s’habillent en tenue militaire ou en policier pour tirer », a-t-il fait savoir.

Poursuivant, le locataire de Sékhoutouréya a promis de « nettoyer tous les nids de bandits ».

« Tous les quartiers de Conakry doivent désormais être les mêmes. Il n’y aura plus de zone de non droit, l’axe doit être comme n’importe quel endroit. Il faut que les gens sachent maintenant que l’autorité de l’Etat va s’appliquer. Nous avions été assez patients, mais nous ne pouvons pas accepter que des gens s’en prennent à nos forces armées pour les blesser inutilement », a martelé Alpha Condé.

Et de conclure : « La Guinée est victime de sa volonté de défendre sa souveraineté. Et, ça n’a pas commencé par moi puisque la Guinée a été le seul pays à voter “NON” en 1958. La seule différence est que moi je suis intellectuel et économiste et que le pays se développe. Ce qui ne plaît pas à tout le monde. Mais vous pouvez être certain que la Guinée ira de plus en plus en avant et que nous allons davantage doter nos forces de défense et de sécurité. Mais, j’ai été très clair aussi. J’ai dit à vos chefs que lorsque vous sortez pour des manifestations, vous ne devez jamais porter des armes. Votre arme, ce sont des armes non létale. C’est-à-dire, des grenades lacrymogènes et j’ai beaucoup insisté sur cela. »

Konaté