En marge de la septième ticad, la Conférence de Tokyo pour le développement de l’Afrique qui se tient actuellement au Japon, le président Alpha Condé a accordé une interview à nos confrères de RFI. Dans cet entretien, le locataire de Sékhoutouréya a tout d’abord parlé de la coopération japonais qui serait selon lui, différentes dans certains domaines de celle avec les autres pays, comme la Chine ou la France.

« Je pense que dans le domaine de la pêche et de la culture du riz, la coopération avec le Japon est différente. Non seulement ils nous accompagnent en envoyant leurs techniciens, mais de plus, ils forment ici des techniciens », a-t-il fait savoir.

Il précise toutefois que la forme que prend la coopération dépend surtout des dirigeants africains.

« Elle dépend de la façon dont les Africains défendent leurs intérêts et leur souveraineté. La différence tient donc davantage à la manière dont nos pays inventent les termes de cette coopération. Et c’est plus important que l’attitude de tel ou tel pays », a insisté le président Condé.

A la question du journaliste de savoir si depuis près de dix ans qu’il est au pouvoir, les investissements étrangers ont créé des emplois en Guinée ? Alpha Condé répond : « Il y a eu beaucoup d’investissements dans le secteur minier, mais celui-ci ne crée pas beaucoup d’emplois. Il y en a eu davantage dans l’agrobusiness, les industries légères, ou l’hôtellerie. Aujourd’hui, nous sommes en train de mettre sur pied des parcs industriels, et nous demandons aux entreprises japonaises de venir s’y installer. Et notre politique avec les partenaires, quels qu’ils soient, y compris la Chine, c’est de demander des transferts de compétences et de technologie. Nous n’acceptons pas que dans des secteurs ou des Guinéens peuvent être employés, on fasse appel à une main-d’œuvre étrangère.

Pour ce qui est des transferts technologiques, par exemple pour les barrages, nous avons envoyé des Guinéens se faire former aux barrages des Trois Gorges, en Chine, afin de pouvoir diriger les barrages que nous avons construits. S’il n’y a pas d’emploi local, surtout pour la jeunesse, cela n’aurait pas de sens de faire venir des entreprises étrangères », a-t-il conclu.

Konaté