Le collectif des victimes de Kaporo Rails, de Kipé 2 et de Dimesse était devant la presse samedi 22 juin 2019. Objectif, apporter des précisions sur le rapport de Human Rights Watch portant sur les casses survenues dans ces zones. C’est l’école primaire Balouta Diallo, qui a servi de cadre à cette rencontre.

Après la projection de la vidéo de plus de 2 500 logements détruits, les responsables du collectif se sont prêtés aux questions des journalistes pour parler notamment du rapport de Human Rights Watch. Mamoudou Samba Sow, porte-parole du collectif des victimes a déploré l’attitude des autorités guinéennes en ces termes: « le rapport de l’enquête de Human Rights Watch est un travail sérieux qui accable le gouvernement Guinéen. L’enquête est allée vers les victimes mais aussi vers les autorités, c’est-à-dire, le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire. Human Rights Watch ne s’est pas contentée uniquement des enquêtes, l’organisation a fait recours à des images satellites avant et après la casse, ces images-là montrent plus de 2 500 maisons détruites puisqu’elles avaient été étudiées par un expert. Ce sont des données très récentes mais malheureusement les autorités guinéennes sont dans cette logique de négation après avoir crée tout ce désastre humanitaire. Mais le combat continue et ce rapport nous réconforte dans notre combat et nous espérons que tôt ou tard justice sera rendue. »

Quant à Alpha Oumar Diallo, président de ce collectif, il demandera l’accompagnement du peuple pour l’éclatement dit-il, de la vérité.

« Nous avons constaté qu’il (gouvernement ndlr) continue à mentir pour tromper les gens mais cela ne marchera pas et nous comptons sur l’ensemble du peuple de Guinée qui ne mentira pas », a laissé entendre M. Diallo.

Ce collectif attend désormais le verdict de la cour de justice de la CEDEAO qui statuera sur cette affaire les prochains jours. Pour le moment ils prennent leur mal en patience.

Abdoulaye Ben Kaba