Le ministre des transports et porte-parole du gouvernement guinéen était l’invité du journal Afrique de ce lundi 20 janvier de nos confrères de la RFI. Aboubacar Sylla a saisi l’occasion pour s’exprimer sur l’actualité sociopolitique de la Guinée, notamment les manifestations du FNDC et le 3e mandat pour le Président Alpha Condé.

Parlant des manifestations programmées du font nationale pour la défense de la constitution (FNDC), le porte-parole du gouvernement a dénoncé l’agenda caché de ce front anti nouvelle constitution.

« Il ne s’agit pas de manifestations ordinaires, l’opposition guinéenne qui s’est alliée à une frange de la société civile a décidé tout simplement de créer une atmosphère chaotique. Je dirais même que l’opposition s’est inscrite dans un agenda putschiste pour mettre un terme à un mandat, celui du Président Alpha Condé. Il s’agit de dire aux militants de sortir dans les rues, de barricader les routes, de s’attaquer à tous les symboles de l’État et de faire en sorte que la désobéissance s’installe, qu’une insurrection s’installe et aboutisse à un coup d’État militaire et qu’on soit dans une période de transition », a-t-il dénoncé.

Sur la question du 3e mandat pour le chef de l’Etat, Aboubacar Sylla affirme que cette question n’est pas à l’ordre du jour dans le pays.

« Lorsqu’on mobilise une population dans le cadre d’une éventualité, on parle d’un éventuel 3e mandat sur la base d’intention non manifestée encore. Le 3e mandat n’est pas à l’ordre du jour aujourd’hui en Guinée, nous sommes en train de parler d’une nouvelle constitution », a indiqué le ministre Aboubacar Sylla.

Pendant ce temps, le Front national pour la défense de la constitution appelle ce mardi à des manifestations générales et illimitées sur toute l’étendue du territoire national, pour protester contre la nouvelle constitution et le 3e mandat.

Abdoulaye Ben Kaba